Tu veux te libérer du sucre à long terme? Clique ici pour transformer ta relation avec le sucre!



Tu veux prendre du poids ou perdre du poids?

(Je reprends un article que j'ai écrit il y a plusieurs mois)

Ben oui ! C’est le monde à l’envers.

Je m’intéresse davantage à la prise de poids qu’à la perte de poids. 

En fait, lorsque j’ai changé mon alimentation, mon poids était le dernier de mes soucis. De toute façon, je n’ai jamais été en surpoids, bien que j’aie déjà eu un p’tit tire. Mais sans plus. Je portais du 5 ans, j’étais à l’aise avec mon corps.

Ma souffrance tournait autour de ma digestion, pas de mon poids. J’avais un seul rêve : celui d’aller à la selle une fois par jour, ou du moins, plus fréquemment qu’une fois par semaine. D’une certaine manière, cet état des choses m’enlevait la pression de viser un « poids-santé » (j’avoue que je n’aime vraiment pas cette expression !). Or lorsque j’ai vu fondre ma bédaine et mes poignées d’amour sans faire d’effort, je me suis mise à m’intéresser au phénomène qui était en train de transformer mon corps.

Comment se faisait-il que seule mon alimentation réussissait à donner ce résultat ? Car je ne faisais pas plus d’exercice – au contraire, j’avais cessé mon jogging et mes cours de danse. Contrairement à ce que j’avais toujours cru, soit que « bouger plus et manger moins » était la clé pour la perte de poids, ce que je vivais allait dans le sens inverse : je mangeais autant sinon plus de calories (sans nécessairement les compter) dans des aliments « gras » tel que la crème, le beurre, le lait de coco, les œufs, les avocats et les noix. J’étais relativement sédentaire. Et pourtant, je fondais.

En l’espace de quelques semaines, le peu de surplus de poids que j’avais avait disparu.

Était-ce grâce à ma génétique ? À mon âge ? À mes années de danse dans ma jeunesse ? À la pleine lune du 3e jeudi du mois… ? Suis-je à ce point chanceuse ? Je voulais en savoir plus.

Alors je me suis mise à lire. Non pas sur la « perte de poids », mais sur la biologie humaine, ce merveilleux système qui n’a pas changé depuis des milliers d’années. Et de mes lectures est née cette découverte de la façon dont le corps emmagasine la graisse. Pour résumer quelques centaines d’heures de lecture : Ce n’est pas le gras qui rend gros. C’est le sucre.

Ben oui.

Parce que je ne consommais plus de sucre (ou plutôt de sucres au pluriel), mon pancréas produisait beaucoup moins d’insuline. Moi qui ne connaissais pas cet organe ni le rôle de l’insuline, j’ai découvert que cette hormone agit en quelque sorte comme un messager au corps de stocker la graisse.

Or, si la production de l’insuline est moins sollicitée, le corps a enfin l’occasion de brûler une autre bonne source d’énergie : la graisse corporelle déjà présente. J’en étais ébahie. Tout ce que m’avaient suggéré le Guide alimentaire canadien et les magazines populaires était démenti par mon propre corps. 

« Manger un peu de tout » pour ne pas « se priver », « manger varié » et inclure des sucreries « en modération », manger de la salade et des produits allégés faibles en gras, en plus de réduire au minimum les aliments contenant des gras saturés, faire plus de cardio pour brûler les calories excédentaires… Je ne faisais rien de tout ça et me voilà à la mi-quarantaine qui retrouvait ma silhouette de jeunesse et ce, avec des résultats de tests sanguins exceptionnellement bons.

Incroyable !

Incroyable mais vrai. Et je n’étais pas si exceptionnelle dans le fond.

Car la biologie humaine fonctionne ainsi et n’a pas changé depuis des siècles. Ce qui a changé cependant, c’est ce que l’on donne à nos corps comme nourriture depuis, disons, une cinquantaine d’années. Et on observe les problèmes de santé (dont l’obésité) qui en découlent en Occident. D’où mon intérêt à la prise de poids. 

Je me suis dit : Si on mettait une fraction de l’énergie dans la compréhension de la prise de poids que l’on met dans les moyens de perdre du poids, on serait tous gagnants (sauf l’industrie de produits de perte de poids, j’avoue). De toute évidence, le fait de répéter « manger moins de calories », « manger moins gras » et « bouger plus, manger moins » ne fonctionnent pas.

Comment le corps emmagasine-t-il le gras ? Nous suivons (en principe) les recommandations officielles de manger moins de gras depuis les années 70 environ, mais comment se fait-il qu’il existe quand même autant de gens en surpoids dans la société occidentale ?

Je l’avais lu, vu et vécu : Ce n’est pas le gras qui rend gros. C’est le sucre.

Voilà. C’est un fait biologique qui se moque des modes et des diètes. Si l’on consomme du sucre sous ses formes variées (sucre blanc, sirop de maïs, cassonade, sirop d’érable, miel, sirop de riz ou d’agave, les grains réduits en poudre sous forme de farine, etc.), une fois dans le corps ces sucres causent rapidement la réaction suivante : une hausse du taux glycémique (taux de glucose dans le sang) et, en réaction, la production d’insuline par le pancréas, ce qui sert à baisser la glycémie.

Simplement dit, les formes de sucre que l’on mange se transforment rapidement en glucose dans le corps. Cette réaction n’a rien d’alarmant dans un corps qui fonctionne normalement. Or, c’est la fréquence et la quantité de sucres ingérés qui mènent à une glycémie élevée et qui mène à la production accrue d’insuline qui, à la longue, peut mener à toutes sortes de dérèglements métaboliques, dont le surpoids.

Pourquoi ? Parce que le surplus de glucose se transforme en graisse dans le corps. L’insuline est l’hormone du « stockage de graisse » : plus on mange les formes de sucre, plus on a du glucose rapidement dans le sang, et plus on produit un taux d’insuline élevé. Avec le temps, on risque même de devenir résistants à l’insuline.

« Résistant à l’insuline » signifie que le pancréas, en réaction à la quantité des formes de sucre ingérées, doit produire de plus en plus d’insuline afin de stabiliser le taux glycémique. Et qui dit excès de glucose dit transformation en graisse corporelle. S’ensuit le « stockage » de cette graisse grâce à l’insuline. Et ainsi de suite vers le surpoids et, chez certaines personnes, vers des dérèglements métaboliques tel que l’obésité et le diabète de type II.

Alors c’est vrai ? Ce n’est pas le gras qui rend gros, c’est le sucre ? Les autorités se sont trompés en nous enjoignant de manger moins gras et de « brûler les calories » ? En nous disant que les calories s’équivalent ? Les calories, ça compte, non ? Ce n’est pas moi, une simple prof d’anglais, qui vais dire le contraire. Oui, les calories y sont pour quelque chose. Mais c’est la source des calories, bien plus que le nombre, qui m’intéresse, car 100 calories de bonbons 100% sucre sans valeur nutritive versus 100 calories de noix avec une densité nutritionnelle élevée n’auront pas du tout le même effet dans le corps. Et puisque les noix sont bien plus nourrissantes et rassasiantes que les bonbons, j’en mange naturellement moins.

De façon tout à fait non-scientifique, je l’ai constaté dans mon propre corps : formes de sucre => taux de glucose élevé => production d’insuline => stockage de graisse.

Et à l’inverse, réduction des formes de sucre => moins de glucose => moins d’insuline => pas de stockage de graisse (et même, fonte de la graisse corporelle). 

Et même : gras alimentaire non-transformé et surtout non-mélangé avec les formes de sucre => plus d’énergie et zéro stockage de graisse. C’est cool ça !

Je simplifie le tout, mais ça se résume pas mal à ça. Et je reviens à mon intérêt à la prise de poids plutôt qu’à la perte de poids. Si je sais comment les formes de sucre mènent à l’emmagasinage de la graisse corporelle qui mène à la prise de poids, je n’ai qu’à ne pas manger les formes de sucre. Ainsi, je n’aurais pas à me préoccuper de la perte de poids.

Simpliste ?

Essayez-le pour voir.

Close

50% Complete

Two Step

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit, sed do eiusmod tempor incididunt ut labore et dolore magna aliqua.